Saix Administrateur
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Posted: Thu 22 Feb - 15:14 Post subject: 1. |
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« Kingdom hearts…où…où est mon cœur ? »
Il fait si froid, on n’y voit plus rien, un silence inquiétant… la douleur à laisser place à un apaisement mortel. Sa main tendue est devenu cendre. Son ambition a suivit son corps. Il a lutté, mais s’est répandu au sol tel du sable noir, devenant un nuage, s’unissant aux ténèbres. Il a fermé les yeux, ne voulant percevoir ce qu’était la mort. Perdu dans le néant, comme tous les autres, perdu à jamais, il ne ressemblait plus à rien. A vrai dire, il n’existait pas réellement, il fut insensible à ses derniers instants. Un humain aurait agonie, hurlé, pleuré. Lui, est resté là, devant la baie vitrée, regardant une dernière fois le Kingdom hearts, ce balcon non loin où se trouvait son maître comme pour lui dire à jamais : adieu.
Personne ne viendra le pleurer, personne ne lui posera de fleurs sur sa tombe. Il disparut aussi rapidement que son ancien monde. Ce royaume natal qui succomba aux sans cœurs. Lui qui était le dernier survivant, avait expirer. Personne ne le regrettera, on ne parlera plus de lui. Ainsi, se termine une vie d’un simili. Il sera oublié de tous…
Tout c’est renversé, il n’était plus rien, il ne sait même pas ce qu’il s’est passé. A vrai dire, il ne pouvait pas, il n’existait plus. Un mort ne voit pas ce que le vivant perçoit. Toujours ce noir, toujours cette froideur, toujours ces ténèbres, le chaos. Dehors, Xemnas se bat, il lutte, prend des formes, Illusiopolis s’écroule. Le monde rêvé ne prendra réalité. Il use de ses forces et s’engouffre dans les ténèbres.
« Regarde ce que tu es devenu… »
Impossible ! Cette voix. Il est mort, il ne peut rien entendre, il ne peut rien voir, sentir, toucher, goûter… il n’avait plus de vie. Pourtant, s’il entendait, c’est qu’il avait une oreille et sa tête. Cette chaleur, cette douceur…ces brûlures…était-il en enfer ? Le monde des diables existait ? Allait-il être puni d’avoir cherché un cœur ?
« Je ne puis regarder…je suis mort »
Un rire, grave, amusé, court. Celui du Supérieur. Impossible, il n’était que cendre. Il se l’interdisait. Mais, s’il pensait, il n’était pas poussière.
« Pourtant, tu m’entends »
Le combat contre Sora était une illusion ? Ces maux qui lui déchirait le ventre aussi ? Cette vision d’une main qui noircie et s’évapore. La folie, il était fou, c’était impossible. Il avait sentit son cadavre ruiné comme un château de carte. Sa claymore tomber, ce brut d’une arme qui se brise. Son visage qui s’effeuille. Le paysage devenir tâche puis plus rien.
« Vous êtes mort aussi ? »
« La mort n’est qu’une étape dans la vie ! Ouvre tes yeux »
Ses paupières, il les sent, il les touche, il les ouvre. Ses mains, il les voit, elles sont là, ses mains fines, griffues, cachées sous des gants de cuirs. Il les écarta lentement, levant son visage. Oui, il sentait son cou, ses muscles tirer. Pourquoi ? Comment ? Il avait l’impression d’être malade.
En face de lui, le maître. Cet homme au traie très séduisants. Métisse, les yeux jaunes or. Son nez long et fin, ses lèvres délicates. Ce regard mélancolique qu’il lui adresse. Saix aurait voulut avoir un cœur à cet instant, pleurer, se jeter dans les bras du numéro un, le serrer, sentir que c’était lui, le remercier. S’agenouiller, lui demander pardon et vouloir réparer ses erreurs. Etre rassuré oui ! Être sur qu’il n’était pas dingue… Mais, il ne bougea pas, le scrutant. Il posa ses mains de par et autre de ses hanches, il se mordit la lèvre inférieur. Une brûlure, oui, il ne rêvait pas.
Le Supérieur reste silencieux, il laisse le temps à Saix de réaliser. Cependant, son expression témoignait une certaine impatience. Le numéro sept n’y croyait pas, il mettrait un moment, il s’approcha lentement du roi simili :
« Vous…n’êtes pas complet »
En effet, on ne voyait que la tête et le buste du maître, le reste avait comme fusionné avec les ténèbres qui les entouraient. Il aurait voulu passer une main, s’assurer que ce n’était qu’une impression. Il resta droit, stoïque, ne témoignant que d’une froideur habituelle. Le numéro un le reconnaissait bien. Le numéro sept était dur, il ne voulait témoigner aucune faiblesse.
« Numéro sept …»
Il tend l’oreille, se préparant à écouter le maître.
« Mon état actuel m’empêche de gérer les membres de l’organisation. Je te permet dans un lapse de temps de t’occuper d’eux»
« Votre état ? »
Soudainement, Saix se sent comme tiré, des mains invisibles l’attrapent pieds, mains, jambes, bras et torse. Il n’a de force contre elles, se laissant emporté. Tous ces évènements qui se déroule, le noir qui revient. Il se retrouvait seul, comment ne pas devenir fou ? Il ne comprenait rien, il avait beau se débattre, il perdait face à cette lutte. Les paroles de Xemnas résonnaient dans sa tête. Il l’avait vu s’éloigner, disparaître. N’était-il pas mort ? Pourtant, cette attraction, ce vent qui le caresse et cette lumière qui l’aveugle.
« Tu le saurais bien assez tôt… »
Une lumière intense le sépare du néant. Il sent l’air matinal, une brise cajole son visage. Le chant d’un oiseau au loin. Un mal de tête, il fronce les sourcils. Il plisse les yeux, un grognement étouffé. Ces rayons lui brûlent les iris. Il ne pensait plus ressentir cela, lui qui n’était que cendre, il y eut quelques minutes de cela. Il ne discerne rien, que des taches, ces aplats ne lui racontent rien. Il se frotte les yeux, cherchant à obtenir des larmes. Ainsi, il pourrait voir plus net. Il percevait déjà mieux, mais encore éprit d’une fatigue. Les détails venaient lentement.
C’est comme s’il renaissait. Accoudé lamentablement à un mur, presque allongé. Il était dans une sombre ruelle, quelques rayons traversaient les planches de bois au dessus de sa tête.
Le simili ne bougea pas illico, il voulait réaliser. Etait-il fou ou il ne rêvait pas ? Il n’allait pas bien, certainement sous le choc. Après, un long silence, il leva le haut de son corps, afin de s’asseoir contre le mur. Il tendit ses mains devant lui, regardant ses griffes. Puis, il examina son manteau. Des déchirures traversaient au niveau de son ventre : les coups qui l’ont tué.
« Je suis mort… »
Il toucha le manteau qui était dans un état misérable. Il s’était emporté, son autre personnalité, celle-ci l’avait poussé à se détruire, à aller trop loin. Il ne se souvenait même plus des coups. Il se rappelait des maux, de se corps déchiré, tenant le bas de son ventre meurtrit, saignant, devenant cendre.
Lentement il se leva, regardant plus en détaille l’état de ses vêtements. Son manteau était vraiment en sale état. Il décida de l’enlever, le pliant de manière à le porter d’un bras. Il n’était juste vêtu d’un débardeur, une fermeture éclair semblable à son manteau traversant le milieu du vêtement. Mais aussi, d’un jean noir taille basse surmonté de deux ceintures et chaussé de ses bottes.
Il étudia longuement l’endroit où il s’était trouvé. A en déduire les teintes rouge orange, il se trouvait dans la citée du crépuscule. Comment se faisait-il qu’il se trouve là ? Et pas à Illusiopolis ? Voir autre part ? Quelqu’un l’avait posé ici, quelqu’un l’avait soigné, qui ? Pourquoi ?
Il s’avança furtivement, hésitant, il entendait des gens parler non loin. Il n’arrivait pas encore à comprendre leurs propos. Il était engourdit, un réveille très lourd. Il ne connaissait pas ces voix. Il se colla à un mur dans l’ombre, tournant son visage de manière à percevoir au loin des jeunes étudiants. Tous portaient un sac et un costume traditionnel d’étudiant. Des humains, il plissa les yeux, lui, il ne ressentait rien.
Il tourna les talons, regardant la paroi. Il baissa la tête, fermant les yeux. Il repensait sans cesse aux propos du maître. Son état ? N’allait-il pas bien ? Ou, et si…
« Supérieur ! Où êtes vous ? »
A Illusiopolis, certainement entrain d’admirer le Kingdom hearts. Il posa sa main contre la paroi, cherchant à former un portail qui le mènerait direct à Illusiopolis. Ses mains tremblèrent, rien, à croire que ce monde n’existe plus. Non, cela devait être du à sa fatigue. Il s’assit se collant contre un mur, attendant qu’il se sente mieux. Il patienta longuement, comptant limite les oiseaux qu’il percevait au lointain. Lorsqu’il sentit le moment venir, il se remit sur pied et posa la main sur la paroi. Il resta figé longuement, puis tenta.
Rien.
Un bruit de papier jeter. Il tourne le visage vers l’autre rue. Un étudiant avait jeté un journal sur une caisse qui se retrouvait à l’embouchure dans cul de sac où il s’y trouvait. Par réflexe, il s’avança tel un espion dans un couloir menant à un lieu remplit d’ennemis. Il attrapa le journal, retournant rapidement en arrière. Il s’assit, tournant lentement les pages, lisant ne voulant rater aucune information. Il projeta la paperasse au loin, les yeux écarquillés. Comme si venait de se brûler.
« Non… »
On pouvait ainsi lire sur la première de couverture :
GRANDE JOURNEE, LE MAÎTRE KEYBLADE EST DE RETOUR
Il sera présent à la place des fêtes ce soir. Soyez nombreux !
En effet, à Hollow Bastion, notre jeune héro à proclamer que les soucis présent était du à une certaine « organisation XIII », dont le meneur n’était autre que « le simili de Xehanort ». Il rassura bien entendu que celui-ci avait été exécuté et qu’il ne viendrait plus troubler les royaumes. « Aucun de ses sbires n’ont survécus ». Cependant, il vient en ces lieux pour commémorer un instant de prière envers un dénommé Axel, un des membres sacrifiant sa vie pour une des princesses de cœurs et un ami.
« Le Supérieur mort… ? »
Il acquiesce négativement. Il l’avait vu, lui adressé la parole. Et ces paroles… Son état. Saix resta figée. Et si c’était vrai, s’il était mort? Si tout ce qu’il avait vu, n’était illusion, s’il était juste tombé dans un coma et que quelqu’un l’avait mené ici? Impossible, il s’était mordu la lèvre inférieure, il toucha l’endroit même, il eut une petite douleur. Et les autres ? Où étaient-ils ? Il reprit son regard dur et froid, réfléchissant. S’il était vivant, les autres l’étaient. Il prit une longue inspiration, se leva et mit ses neurones en marches. S’ils n’étaient pas à Illusiopolis, où pouvaient-ils êtres. Il énuméra mentalement chaque monde, se frottant le menton. Xemnas lui avait donné une tâche, il se devra de la suivre. Il ferma les yeux, se concentrant. Il resta ainsi un long moment, puis, il décida de se téléporter jusqu’à un lieu où d’une part il n’y avait pas Sora et de l’autre, c’était là que tout avait commencé.
[> Direction Hollow Bastion] _________________
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